Ein…Zwei…Drei…Kabaret

Ein…Zwei…Drei…Kabaret  Une incursion dans le Berlin des années 30

Le cabaret berlinois reflète un imaginaire social qui réunit les désirs, les rêves, les aspirations confuses et les angoisses propres à la population et à la vie artistique en Allemagne, sous la République de Weimar, au cours de cette période d’une densité tragique extraordinaire.

Un trio piano, voix, violoncelle réuni autour d’un répertoire en langue allemande, française et anglaise sur des musiques de Kurt Weill, des textes de Berthold Brecht ( l’Opéra de quat’ sous), Francis Magre, Barbara et un hommage à Marlène Dietrich et Lisa Minelli.

Le Kabaret s’inspire de l’esthétique si singulière des expressionnistes allemands et vous invite à prendre part aux émotions de personnages vivants à la marge : gigolos, femmes des rues, artistes de cabaret, poètes. Alors que le contexte actuel entre en résonance avec cette période de l’histoire. Plongez au cœur des nuits berlinoises avec Lulu, Erna Schmidt et la Grande Elga pour un spectacle dense et poétique.

Notes historiques sur le cabaret berlinois :

Dans les années qui précédèrent la montée du nazisme, ce phénomène artistique d’apparence mineure, prend une importance grandissante. Plus la crise sociale et économique devient catastrophique, plus l’avidité à l’égard des plaisirs, des divertissements les plus scabreux est importante. Le cabaret devient un refuge et un exutoire. Il accueille aussi bien les ouvriers, la petite bourgeoisie que l’aristocratie décadente. Il mêle le théâtre aux divertissements les plus vulgaires, aux chansons, à la satire politique, offrant un spectacle à peu près unique qui, à lui seul, caractérise le Berlin des années trente.

Le spectacle offre une large place à la musique de Kurt Weill. Un des rares compositeurs à avoir consacré sa vie entière au théâtre musical. Il invente une nouvelle forme, qui se veut être le miroir de son temps. Sa musique emprunte aussi bien au jazz, à l’opéra qu’aux airs populaires.

Ces origines juives lui vaudront de voir ses partitions brûlées par les nazis et le contraindront à quitter l’Allemagne en 1933.